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SAINT MARTIN


Géographie

L’île est située par 63°05 Ouest et 18°05 Nord sur le tropique du Cancer, au nord de l’arc antillais, à 180 km distance de Porto Rico et 250 km de la Guadeloupe et à seulement 25 km à l’ouest de l’île de Saint-Barthélemy.
Composée de deux parties, Grande Terre et Terres Basses, reliées entre elles par deux étroits cordons littoraux qui enferment l’étang salé de Simpson Bay, l’île de Saint-Martin couvre une superficie de 86 km² (dont 53 km² pour la partie française). Son point culminant se nomme « Pic Paradis » (424 m). Saint-Martin comprend par ailleurs plusieurs îlets : Tintamarre, Pinel, Cayes vertes, Petite clef ou Crowl Rock.

Climat

L’île connaît le climat océanique de la zone intertropicale de convergence, avec une saison dite « sèche » (de décembre à mai) et une saison dite « humide » (de juin à novembre). La température de l’air peut varier de 24°C à 35°C pour une moyenne annuelle d’environ 27°C.

Démographie

Le dernier recensement de l’INSEE a été réalisé en 2008. La population de la partie française de l’île s’établissait alors à 37 163 habitants. En 2004, la population a été estimée à 33 164 habitants pour la partie française et à 32 800 habitants pour la partie hollandaise). L’île regroupe entre 70 et 100 nationalités, majoritairement des Haïtiens et des Dominicains.

En savoir plus :
Site de l’INSEE
Bilan démographique de la Guadeloupe en 2006.
www.insee.fr

Histoire

Les premières traces de peuplement remontent à 4 000 av. J.C. Vers l’an 800, l’île était dans la zone de peuplement des indiens Taïnos (Arawaks) qui y résidèrent et la nommèrent Oualichi (l’île des femmes). Au XIVe siècle, ils furent remplacés par le peuple Caraïbe. L’île aurait été découverte par Christophe COLOMB lors de son second voyage aux Antilles le 11 novembre 1493, jour de la Saint-Martin.

Occupée successivement par les Français, les Hollandais et les Espagnols qui l’abandonnèrent en 1648, elle fut reprise par les Français et les Hollandais. Ils signèrent le 13 mars 1648 le traité du Mont Concorde ou Concordia marquant la limite des deux souverainetés – une partie hollandaise (Sint-Marteen) au Sud et une partie française au Nord (Saint-Martin) – et instituant la libre circulation des marchandises.

Au cours du XVIIIème siècle, au gré des nombreuses guerres dans la région, Saint-Martin a été occupée à plusieurs reprises par des puissances étrangères (britanniques, espagnoles).

La souveraineté française sur la partie nord de l’île (53 des 86 km2) a été réaffirmée par le traité de Paris de 1816 puis fixée par une convention signée avec la Hollande le 28 novembre 1839.

A partir de 1816, le régime juridique de la Guadeloupe fut rendu applicable dans la partie française de Saint-Martin.

Le Conseil privé de la Guadeloupe adopte le 11 février 1850, une délibération approuvant un arrêté « qui concède à la dépendance de Saint-Martin de nouvelles immunités commerciales ainsi que des faveurs nouvelles pour encourager l’exploitation de ses salines », alors seules richesses de l’île. Une seconde délibération du 9 octobre 1862 autorise le gouverneur de la Guadeloupe à prendre plusieurs arrêtés qui dote Saint-Martin d’un régime de très large franchise commerciale, douanière et fiscale. Saint-Martin bénéficie aussi d’une part des recettes d’octroi perçues en Guadeloupe (décrets du 29 juin 1862 et du 11 mars 1879).

De 1946 à nos jours

En 1946, la partie française de l’île de Saint-Martin fut rattachée au département de la Guadeloupe en devenant une commune. En 1963, la sous-préfecture des Iles du Nord fut créée pour la gestion administrative des îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, son siège fut installé à Marigot.

La loi constitutionnelle du 28 mars 2003 relative à l’organisation décentralisée de la République a profondément rénové le statut constitutionnel de l’Outre-Mer. Cette loi a défini le cadre d’éventuelles évolutions statutaires ou institutionnelles des collectivités ultra-marines.

En Guadeloupe, les élus ont présenté au Gouvernement plusieurs propositions d’évolution statutaire qu’ils souhaitaient voir soumis au suffrage des électeurs.

Ainsi, le 7 décembre 2003, une consultation des électeurs par voie de référendum fut organisée à Saint-Martin, selon les vœux exprimés par le conseil municipal sur l’évolution statutaire de l’île dans le cadre de l’article 74 de la Constitution (création d’une collectivité dotée d’un statut particulier). Le « oui » l’a emporté à hauteur de 76,17% avec un taux de participation de 44,18%.

 

Pour en savoir plus :
Site Internet de la Collectivité de Saint-Martin
www.com-saint-martin.fr

Quels sont les statuts des collectivités d’outre-mer ?
www.vie-publique.fr

 Voir aussi:

Source outre-mer.gouv.fr